• CHANTSONGS 2

    CHANTSONGS 2

  • TOUT N'EST PAS TOUT GRIS

     

    un texte à la recherche d’une musique

     

    TOUT N’EST PAS TOUT GRIS

    Tout n’est pas tout gris
    Tout n’est pas tout rosse
    Le temps d’une vie
    De joies et de bosses

     

    Tout n’est pas tout vert
    Tout n’est pas tout bleu
    Le temps d’un hiver
    D’un été soyeux

     

    De la tendresse
    En cavalcades
    Et de l’ivresse
    Des barricades

     

    Dans le soleil
    Ou dans la pluie
    Monts et merveilles
    En raccourcis

     

    Tout n’est pas tout gris
    Tout n’est pas tout rosse
    Le temps d’une vie
    De joies et de bosses

     

    Tout n’est pas tout blanc
    Tout n’est pas tout noir
    Le temps d’un bilan
    De rires et cafards

     

    Quelques bonheurs
    Sur le pavé
    Avec des pleurs
    Éparpillés


    Des nuits sans lune
    Des jours sans fin
    Sur des lagunes
    Sur des chemins

     

    (pont musical)

     

    Tout n’est pas tout beau
    Tout n’est pas tout pur
    Le temps d’un écho
    De cris de murmures

     

    Tout n’est pas tout gris
    Tout n’est pas tout rosse
    Le temps d’une vie
    De joies et de bosses


    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  •  PISSER SOUS LES ÉTOILES

    Un texte à la recherche d'une musique
    ... un thème que je n'avais jamais abordé !

    PISSER SOUS LES ÉTOILES

    Quand le soleil est couché
    Je m’évade en rêvant
    Dessous la voûte lactée
    Mais sans mettre les voiles

    Quand le soleil est en berne
    Voici venir le temps
    Dans l’herbe ou la luzerne
    De pisser sous les étoiles

    Pisser dans la nature
    Écoutant son émoi 
    Comme une signature
    En lisière d’un bois

    (pont musical)

    Dans la fraîcheur du soir
    Je découvre soudain
    La beauté dans le noir
    De cette immense toile

    Sous le vent qui frémit
    Au bout de ce chemin
    La nuit me donne l’envie
    De pisser sous les étoiles

    Pisser dans la nature
    En devinant les bruits
    Et les tendres murmures
    Quand la journée s’enfuit

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • FABIEN

    un texte à la recherche d'une musique

    FABIEN

    Bonjour Fabien
    Je serai prêt dans dix minutes
    Je lis le programme du jour

    Une maison de retraite
    Un petit coin de banlieue
    Un lieu pour les sans-logis
    Et un marché au milieu

    Repas dans la salle des fêtes
    Entourés d'élus locaux
    Et enfin l'après-midi
    Interview pour les infos

    Allez Fabien
    Il faudra serrer quelques mains
    N'oublie pas le désinfectant

    Des souhaits et de l'espoir
    Sous la bannière du parti
    La ferveur de mon discours
    Applaudissements fournis

    Devant cette jolie noire
    Petits propos enflammés
    Du travail pour tous un jour
    Le vote pour les immigrés

    (pont musical)

    Mon bain Fabien
    Avant de relire mes feuillets
    Je sens encor l'odeur des vieux

    Des dossiers remplis de notes
    Un whisky et deux glaçons
    L'émission à la télé
    Un appétit de glouton

    Correction de quelques fautes
    Après le poulet rougail
    Le cigare la volupté
    Un dernier petit détail

    Super Fabien
    Cette noire est bien sur la liste
    Pour préparer les expulsions

    La la la la la la la
    Finie la journée la la
    La la la la la la la
    Un repos bien mérité la la
    ... ... ...

    Non non Fabien
    Pas ce soir j'ai mal à la tête
    Demain le lever à six heures

    Bernard PICHARDIE

    texte déposé

      

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  • WIX

    Des textes à la recherche de musiques sont sur 
    https://chantsongs.wixsite.com/monsite/textes

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  • HUIT HEURES DU MATIN

    un texte à la recherche d’une musique
    si un compositeur ou une compositrice est intéressé(e)
    pour poser ses notes sur mes mots
    il ou elle peut me contacter

    HUIT HEURES DU MATIN

    Tout près du sucrier
    Un pot de confiture
    Du beurre un peu trop dur
    Et deux sachets de thé

    Rangées sous la serviette
    Quelques tranches de pain
    Une grappe de raisin
    Environnée de miettes

    La cuillère est à l’ombre
    De ce grand bol fumant
    Un peu de lait s’étend
    Sur la nappe trop sombre

    La pendule sonne
    Huit heures du matin
    Et le chat ronronne
    Le dos contre la main

    Dans le jour qui s’allonge
    En rubans de soleil
    Une tache de miel
    Est posée sur l’éponge

    Un soupçon de vent frais
    Passant sous la tenture
    Frôle dans un murmure
    La photo d’un bébé

    Dans la douce torpeur
    De la pièce endormie
    S’évade sur un cri
    La vision de l’horreur

    La pendule sonne
    Huit heures du matin
    Et le chat ronronne
    Le dos contre la main

    ( pont musical )

    Il manque un couteau à l’appel
    Dans l’inventaire de la vaisselle

    La pendule sonne
    Huit heures du matin
    Et le chat ronronne
    Le dos contre la main

    Et cette main ne bouge plus
    Car l’assassin est revenu

    La pendule sonne
    Huit heures du matin
    Et le chat ronronne
    Le dos contre la main

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • Un texte à la recherche d’une musique


    ENTRE DEUX HEURES


    De l’heure du café crème

    Jusqu’à l’heure de plus rien

    Le temps me paraît blême

    Le temps est peau de chagrin

     

    Je m’habille en douleur

    Sur ce grand quai de gare

    Où je ressens la peur

    D’avoir usé ton départ

     

    De l’heure où je m’embrume

    Jusqu’à l’heure des remords

    Le temps se désemplume

    Le temps ravine mon corps

     

    Je m’invente un sommeil

    Posé sur une chaise

    Entre quelques bouteilles

    Je grignote des fadaises

     

    ( pont musical )

     

    De l’heure du premier brame

    Jusqu’à l’heure des éclats

    Le temps se joue des drames

    Le temps ne s’arrête pas

     

    Je plonge dans mon whisky

    Un bout de démesure

    Je regarde ma vie

    Noyée par mes déchirures

     

    De l’heure du bout du soir

    À l’heure de pas grand-chose

    Le temps me paraît noir

     Le temps est peau de névrose


    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • CHIEN FOU

    un texte à la recherche d’une musique

     

    CHIEN FOU


    Comme un chien fou
    Dans un jeu de fille

    Je fais le loup
    Je me déshabille
    Devant toi

    Franc du collier
    Je joue le caniche

    Dans la chambrée
    On se fait des niches
    Et j’aboie

    Ouah ouahouh
    Ouah ouah

    Moi ton loulou
    Je suis de bon poil

    Je saute et joue
    Lance la baballe
    Vers tes mains

    Sur ton divan
    Je me fais les griffes
    Puis je m’étends
    J’attends sur le vif
    Un câlin

    Ouah ouahouh
    Ouah ouah 

    (pont musical) 

    Ouah ouahouh
    Ouah ouah 

    Debouts dans la cuisine
    Nous suçons un nonos
    On se lèche les babines
    Environnés de sauce
     

    Comme un chien loup
    Dans un jeu de fille

    Je fais le fou
    Puis je me rhabille
    Devant toi

    Ouah ouahouh
    Ouah ouah 

    Ouah ouahouh
    Ouah ouah 


    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • Sur terre, il y a ceux qui laissent des traces (les grains de sable)
    et ceux qui sont et resteront des inconnus (les grains de sel)

    un texte mis en musique
    pour écouter la chanson
    http://chantsongs.eklablog.com/grains-de-sel-ou-de-sable-a131350176 

    GRAINS DE SEL OU DE SABLE

    Les terriens sont comme
    Des grains de sel ou de sable
    Les femmes et les hommes
    Des gens solides ou friables

    Qui laissent des traces
    Sur le chemin de leurs vies

    Tous ceux qui s’effacent
    Dans le ravin de l’oubli

    Les humains qu’on nomme
    Des grains de sel ou de sable
    Les femmes et les hommes
    Assis à la même table

    Qui font table rase
    De tous leurs bonheurs perdus

    Tous ceux qu’on écrase
    Dans leur quartier dans la rue 

    Nous sommes tous comme
    Des grains de sel ou de sable

    Les femmes et les hommes
    Aux vies dissoutes ou durables

     (pont musical)

    Emportés au large
    Montés en haut d’un sommet

    Laissés dans la marge
    Connus pour l’éternité

    Étrange mélange
    De grains de sel

    De grains de sable
    Démons ou archanges

    Des grains de sel ou de sable
    Des grains de sel ou de sable

    Des grains de sel ou de sable
    … … …

    C’est l’humanité

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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    un texte à la recherche d’une musique

    SUR  LE  LIT


    Tu reposes tes yeux

    À l’ombre de tes cils

    D’un regard amoureux

    Vers ton amant docile

     

    Son souffle s’établit

    Tout le long de ta joue

    Mais comme tu faiblis

    Il te remet en joue

     

    Sur le lit

    Tu le chiffonnes

    Sur le lit

    Il te braconne

     

    Son arme est la tendresse

    Et quand il te chevauche

    Entre vous deux se dresse

    Une anguille sous roche

     

    Bien planté sous les draps

    Enrobé de sa ruse

    Cet amour toujours là

    Dans ton corps se diffuse

     

    Sur le lit

    Il t’environne

    Sur le lit

    Tu t’abandonnes

     

    Vibrante de passion

    Si tu croises le fer

    Avec ses émotions

    Tu le sens sur les nerfs

     

    Caressant ta poitrine

    Ardemment il soulève

    Ces belles envies mutines

    Echappées de tes rêves

     

    Sur le lit

    Tu l’emprisonnes

    Sur le lit

    Il t’éperonne

     

    (pont musical)

     

    Sur son membre tendu

    Tu passes et te surpasses

    Dans l’élan attendu

    De ses désirs tenaces

     

    Lentement il dessine

    Sur le grain de ta peau

    La joie toute féline

    D’une fièvre en lambeaux

     

    Sur le lit

    Il se cramponne

    Sur le lit

    Tu le sillonnes



    Bernard  PICHARDIE
    texte déposé



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     CHANTEUR POÈTE


    un texte à la recherche d’une musique

    CHANTEUR POÈTE

    Y a des mots qui desquament
    Ton cœur de ses remords
    Y a des mots que tu brames
    À l’envers du décor

    Tu tires les ficelles
    Le long d’un filigrane
    De mots qui s’amoncellent
    De mots qui se pavanent

    Chanteur poète
    Avec tes mots
    Tu fais la fête
    Près du rideau

    Y a des mots en chaleur
    Lancés du bout des fesses
    Y a des mots pour la peur
    D’un dernier soir d’ivresse

    Tu lances tes éclats
    Scotché contre ton mur
    De mots pour un gala
    De mots pour le futur

    Chanteur poète
    Avec tes mots
    C’est ta planète
    En fa ré do

    Y a des mots qui s’accrochent
    Aux portes de l’enfer
    Y a des mots que tu coches
    Pour animer tes vers

    Tu te permets la chance
    Avec un coup de pouce
    De mots qui se balancent
    De mots qui se trémoussent

    Chanteur poète
    Avec tes mots
    Chante à tue-tête
    Sous les bravos

    (pont musical)


    Y a des mots en amour
    Joués en cavalcades
    Y a des mots de velours
    Pour une belle aubade

    Tu vogues sur ta vie
    En truffant tes chansons
    De mots pour l’infini
    De mots pour nos frissons

    Chanteur poète
    Avec tes mots
    Sous les paillettes
    T’es le héros

    Bernard PICHARDIE
    Texte déposé


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    Un texte à la recherche d’une musique

     

    L’ODEUR DE L’ARGENT



    Odeur de fric
    Dans un décor
    De quelques briques
    Et plusieurs morts


    Banquier véreux
    Argent trop sale
    Voyou crasseux
    Dans un canal


    Tout contre un mur
    D’une prison
    Sur les dessous
    Des grands partis
    Dans les égouts
    De l’amnistie
    Un vide-ordures
    Et des frissons


    Aux U.S.A.
    Argent détresse
    Vers la mafia
    Pour une messe


    Odeur de fric
    Dans un décor
    De quelques briques
    Et plusieurs morts

    Robots manchots
    Argent liquide
    Coulant à flots
    Couleur livide


    (pont musical)


    Dans la marée
    Au Vatican
    Machination
    Machines à sous
    Sous le croupion
    D’oncle Picsou
    Billet froissé
    Cri d’une enfant


    Le superflu
    Argent factice
    La plus-value
    De tous les vices


    Odeur de fric
    Dans un décor
    De quelques briques
    Et plusieurs morts

     

    Odeur de fric
    Dans un décor
    De quelques briques
    Et plusieurs morts


    Bernard PICHARDIE
    Texte déposé

     


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    un texte à la recherche d'une musique


    AMOUR ET PEAU DE BANANE
     

     

    Amour et peau de bana ane

    Elle est partie avec un âne

    Qui en avait de bien belles

    Qui avait de belles oreilles

    Et aussi de l’oseille

     

    Amour et peau de bana ane

    Tu te retrouves sur le cul

    Car tout au fond d’un bois

    Son corps tu l’as perdu

     

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah …

    Ouah ouah 

     

    Amour et peau de bana ane

    Si loin de son corps de gitane

    Tu fumes comme un pompier

    Au bout du rouleau elle s’est

    Envolée en fumée

     

    Amour et peau de bana ane

    À elle tu penses tout à coup

    Aux coups qu’elle a reçus

    Sur le nez sur les bras

     

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah …

    Ouah ouah

     

    Amour et peau de bana ane

    Pour elle la vie n’est pas si rose

    Elle ressemble à sa mère

    Avec toutes ses ecchymoses

    Fleuries entre deux bières

     

    Amour et peau de bana ane

    T’es triste comme un épagneul

    Tu remues la queue tout seul

    Loin de cette nana

     

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah …

    Ouah ouah 

     

    (pont musical)

     

    Amour et peau de bana ane

    Tu sais que tu la retrouveras

    La semaine prochaine

    Tout plein de cadeaux dans les bras

    Elle redira je t’aime

     

    Amour et peau de bana ane

    Mais cette fois-ci c’est bien fini

    Tu lui présenteras

    Ton nouvel amour… Rémi 

     

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah

    Ouah ouah ouah ouah …

    Ouah ouah


    Bernard  PICHARDIE

    Texte déposé

     


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  • DUCASSE


    le premier texte d'un triptyque sur mes origines nordiques


    un texte à la recherche d’une musique


    DUCASSE

    Voici que les frites dépassent
    De leur cornet de ducasse
    Et sur les chevaux de bois
    Quelques rires volent en éclats

    Une guitare électrique
    Se joue d’un air nostalgique
    Sur la vision du passé
    De ce coron tourmenté

    La moustache du garde-barrière
    Raconte ses petites misères
    Et prend avec l’apéro
    Des cartons pour le loto

    La fin de la semaine
    On oublie en famille
    La fosse et ses déveines
    Sous les néons qui brillent

    La fin de la semaine
    On oublie en famille
    La fosse et ses déveines
    Sous les néons qui brillent

    Loin des cheminées d’usines
    Des chevalets de la mine
    Certains rêvent à cœur perdu
    Niant leur vie sans issue

    Des tablées chantent à tue-tête
    Tout près d’un jeu de fléchettes
    Les p’tits oublient le charbon
    Sous les guimauves et les flonflons

    Dans les auto-tamponneuses
    Et les relents de la Gueuze
    Laurette contre son béguin
    Vit sa vie comme un festin

    La fin de la semaine
    On oublie en famille
    La fosse et ses déveines
    Sous les néons qui brillent

    La fin de la semaine
    On oublie en famille
    La fosse et ses déveines
    Sous les néons qui brillent

    ( pont musical )

    Doucement le soir se plisse
    Et l’accordéon se glisse
    Le long des lumières bleues
    D’un bal pour les amoureux

    La fin de la semaine
    On oublie en famille
    La fosse et ses déveines
    Sous les néons qui brillent

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


    pour découvrir les deux autres textes :
    TERRIL EN LA DEMEURE
    FEMME DE MINEUR
    et une nouvelle :
    LA MINE BUISSONNIÈRE

     

     


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  • TERRIL EN LA DEMEURE

     

    un texte à la recherche d'une musique

     

    TERRIL EN LA DEMEURE

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand t’as les pieds sur le charbon
    En attendant que sonne l’heure
    Du retour du mineur de fond

    Il revient à votre tanière
    Entre la brume et le houblon
    Les yeux trop collés de poussière
    S’entrouvrent devant ton corps rond

    Et quand il s’assied à sa place
    Il a pour tes enfants mignons
    De ces souvenirs de ducasse
    D’école trempés dans l’amidon

    Femme de mineur c’est pas de la tarte
    Pour adoucir toutes tes aigreurs
    Les idées noires tu les écartes
    À la cassonade et au beurre

    Aujourd’hui c’est le jour de fête
    Entre la wassingue et le tison
    Sa quinzaine devant tes mirettes
    Fait s’envoler le coup de bourdon

    Tu prends le pâté d’alouette
    Qu’il rapporte toujours du fond
    Cette tartine dans sa musette
    Fait le délice des polissons

    Il te raconte tous les griefs
    Qu’il a avec le chef-porion
    Un vrai connard qui s’appelle Jef
    Un drôle de salaud un démon

    Femme de mineur c’est pas la joie
    Pour adoucir cette grisaille
    Qui te gangrène bien des fois
    Plusieurs bistoules t’encanaillent

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand tu franchis ton paillasson
    Tu penses loin de ton mineur
    À tes racines près des chicons

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand t’as les pieds sur le charbon
    En attendant que sonne l’heure
    Du retour du mineur de fond

    Ton homme pense à son copain
    Qui est resté sur le carreau
    Son enterrement est pour demain
    Ils ont congé les galibots

    Il n’a pas eu de veine l’ami
    La mort était sous les gaillettes
    Il n’amuse plus la galerie
    De ses histoires de Cafougnette

    Femme de mineur c’est pas banal
    Pour adoucir toutes tes rancœurs
    Tu t’évades le long du canal
    Rêvant à une histoire de cœur

    En regardant son verre de bière
    Un peu livide devant sa mousse
    Ton mari pense au cimetière
    Et te communique sa frousse

    Avec sa mine de déterré
    Lentement il touche le fond
    Il a du gris dans les pensées
    Et des traces dans ses poumons

    T’as du grisou dans la cervelle
    Et ça ne tourne plus très rond
    En reprisant toutes ses flanelles
    Tu files du mauvais coton

    Femme de mineur tu as la rage
    Du linge bouillant dans le chaudron
    La silicose fait des ravages
    Aux alentours dans les corons

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand tu franchis ton paillasson
    Tu penses loin de ton mineur
    À tes racines près des chicons

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé

    j’ai vécu jusqu’à 21 ans dans le Pas-de-Calais, à Sallaumines, à côté de Lens… 
    j’ai essayé d’imaginer la vie d’une famille à une époque que je n’ai pas connue

    ducasse : fête foraine 
    wassingue : serpillière
    chef-porion : responsable dans la fosse, sous les ordres de l’ingénieur
    bistoule : gnole ou rhum mis dans la tasse de café
    chicon : endive
    carreau : partie de la fosse qui se trouve en surface au jour
    galibot : jeune garçon employé dans les mines
    gaillette : bloc de charbon


    pour la suite :
    http://chantsongs2.eklablog.com/femme-de-mineur-a124778894


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    le texte "TERRIL EN LA DEMEURE étant trop long
    je l'ai divisé en 2 pour faire 2 textes de chansons

    pour lire la première partie
    http://chantsongs2.eklablog.com/terril-en-la-demeure-a124798306

    voici la deuxième partie

     

    TERRIL EN LA DEMEURE



    un texte à la recherche d’une musique


    FEMME DE MINEUR

    (Terril en la demeure II)

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand t’as les pieds sur le charbon
    En attendant que sonne l’heure
    Du retour du mineur de fond

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand tu franchis ton paillasson
    Tu penses loin de ton mineur
    À tes racin’ près des chicons

    Ton homme pense à son copain
    Qui est resté sur le carreau
    Son enterrement est pour demain
    Ils ont congé les galibots

    Il n’a pas eu de veine l’ami
    La mort était sous les gaillettes
    Il n’amuse plus la galerie
    De ses histoires de Cafougnette

    Femme de mineur c’est pas banal
    Pour adoucir toutes tes rancœurs
    Tu t’évades le long du canal
    Rêvant à une histoire de cœur

    En regardant son verre de bière
    Un peu livide devant sa mousse
    Ton mari pense au cimetière
    Et te communique sa frousse

    Avec sa mine de déterré
    Lentement il touche le fond
    Il a du gris dans les pensées
    Et des traces dans ses poumons

    T’as du grisou dans la cervelle
    Et ça ne tourne plus très rond
    En reprisant toutes ses flanelles
    Tu files du mauvais coton

    Femme de mineur tu as la rage
    Du linge bouillant dans le chaudron
    La silicose fait des ravages
    Aux alentours dans les corons

    ( pont musical )

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand tu franchis ton paillasson
    Tu penses loin de ton mineur
    À tes racin’ près des chicons

    Y a-t-il terril en la demeure
    Quand t’as les pieds sur le charbon
    En attendant que sonne l’heure
    Du retour du mineur de fond

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


     

     

     


    C'est la fosse Delloye à Lewarde, près de Douai, qui fut choisie en 1973 en raison du charme du lieu, de sa situation proche du réseau autoroutier, de sa position au cœur du bassin minier.

    Cette fosse avait en effet fonctionné de 1931 à 1971, en période de bataille du charbon et employait en moyenne 1000 mineurs. Dès lors, matériels et documents affluèrent des autres fosses du bassin minier vers la fosse Delloye, au fur et à mesure de leur fermeture.

    C'est en 1982 que fut créée l'association du Centre Historique Minier à l'instigation des Houillères du Bassin du Nord/Pas-de-Calais, avec la participation du Ministère de la Culture, du Conseil Régional du Nord/Pas-de-Calais et du Conseil Général du Nord pour une ouverture au public en 1984.

    Aujourd'hui, le Centre Historique Minier, véritable conservatoire de la mémoire de la mine dans le Nord/Pas-de-Calais, regroupe 7 000 m² de bâtiments industriels et de superstructures sur un site de 8 ha.
    C'est le plus grand musée de la mine en France et le musée de site le plus fréquenté de la région Nord/Pas-de-Calais. Il a déjà accueilli plus de 2 millions de visiteurs.

    Pour lire la suite
    http://www.chm-lewarde.com

     


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  • LES VACHES

     


    pendant les vacances en Dordogne

    en voyant des vaches dans le champ en face de la maison
    je me mis à écrire un petit délire

    un texte pour enfants (de tous âges !) à la recherche d'une musique


    LES VACHES



    Les vaches broutent

    Les vaches proutent
    Dans les prairies
    Elles se font des vacheries

    Allez les vaches 
    Allez les vaches allez
    Meuh meuh meuh meuh
    Meuh meuh meuh meuh

    Sur les chemins
    De nos montagnes
    Dans tous les coins
    Les sentiers de nos campagnes

    Tranquillement
    Elles déposent
    En rigolant
    Des bouses qui indisposent
    Les passants

    Les vaches broutent
    Les vaches proutent
    Dans les prairies
    Elles se font des vacheries

    Allez les vaches 
    Allez les vaches allez
    Meuh meuh meuh meuh
    Meuh meuh meuh meuh

    Elles ruminent
    Loin des starlettes
    N’ont pas la mine
    Ni la taille des majorettes

    Pour la tétée
    Avec fringale
    Et volupté
    Les jolis veaux se régalent
    De leur lait

    Les vaches broutent
    Les vaches proutent
    Dans les prairies
    Elles se font des vacheries

    Allez les vaches 
    Allez les vaches allez
    Meuh meuh meuh meuh
    Meuh meuh meuh meuh

    (pont musical)

    Les vaches paissent
    Dans les herbages
    Souvent elles pissent
    Parfois elles glissent
    Tombent sur leurs fesses
    Leurs mamelles sont des airbags
    … Même pas mal !

    Les vaches broutent
    Les vaches proutent
    Dans les prairies
    Elles se font des vacheries

    Allez les vaches 
    Allez les vaches allez
    Meuh meuh meuh meuh
    Meuh meuh meuh meuh
    ... ... ... ... ... ...

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé (dans l'herbe ! ! !)

     


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    un texte à la recherche d’une musique

     

    MA CHÉRIE NOIRE

     

    Policière de mon cœur

    Tu es ma chérie noire

    Tu viens comme un voleur

    Me surprendre ce soir

     

    Quand tu me sors tes armes

    Tu enlèves tes fringues

    Et tu me fais du charme

    Alors je sors mon flingue

     

    Si parfois tu m’évinces

    Dans ton imper qui flotte

    Je te dis que j’en pince

    Pour tes petites menottes

     

    Je suis sur le qui vive

    Tu me suis tu me traques

    Tu joues les détectives

    Je brandis ma matraque

     

    Policière de mon cœur

    Tu es ma chérie noire

    Tu viens pour ton bonheur

    Virer tes idées noires

     

    Je n’ai pas d’alibi

    Tu te précipites sur moi

    Tu enlèves tes habits

    Tu me fais ton cinéma

     

    Tu me prends en filature

    Je marche sur des œufs

    Alors tu me tortures

    Et je passe aux aveux

     

    (pont musical)

     

    T’as des indicateurs

    Dans notre vie privée

    Dessous ton projecteur

    Je t’attaque à main armée

     

    Policière de mon cœur

    Tu es ma chérie noire

    Tu viens comme un braqueur

    Rentrer dans mon polar

     

    Policière de mon cœur

    Tu es ma chérie noire

    Policière de mon cœur

    Tu es ma chérie noire

     

    Bernard PICHARDIE

    texte déposé


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    un texte à la recherche d’une musique

     

    LETTRE D’AMOUR
     

     

    Cette lettre d’amour

    Quelques mots doux

    Sur le papier

    Aux alentours

    De mes secrets

     

    Une lettre d’amour

    Un désir fou

    Enrubanné

    Dans le velours

    De mes pensées

     

    Et le facteur

    Mon messager

    Du côté cœur

    Va transporter

    Ce p’tit bonheur

    Pour mon aimée

     

    ( pont musical )

     

    Cette lettre d’amour

    Est je l’avoue

    Un peu timbrée

    J’ai le cœur lourd

    Papier glacé

     

    Une lettre d’amour

    Par un coucou

    Un peu sonné

    Sans le retour

    De son aimée

     

    Car le facteur

    Ce gars charmant

    Au charme fou

    Ira courant

    Vers mon amour

     

    Oui le facteur

    Aux yeux si doux

    Est son amant

    Depuis le jour

    Où j’ai laissé

     

    Depuis le jour

    Où j’ai laissé

    Une lettre d’amour

    Sur le côté

     

    Une lettre d’amour

    Sur le côté

     

    Une lettre d’amour

    Sur le côté


    Bernard PICHARDIE

    texte déposé


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    un texte à la recherche d’une musique

    LE CŒUR SUR LA MAIN

    Elle avait le cœur
    Sur la main
    Moi j’avais ma main
    Sur son cul
    En étudiant son Q.I.

    Elle me proposait
    Ses bêtises de Cambrai
    Quand nous échangions
    Nos fadaises d’Étretat
    Je lui débitais
    Mes envies de Béziers

    Et cette Vénus
    M’a mis l’eau à la bouche
    Avec mon savon
    Je lui frottais les bras
    Près du cumulus
    On jouait sous la douche

    Elle avait le cœur
    Sur la main
    Je posais ma main
    Sur son cou
    Je voulais en tirer un

    J’étais chaud lapin
    Et mon sourire au lièvre
    Ornait de frissons
    La trace de ses vaccins
    Tandis que fusaient
    Mes paroles trop mièvres

    Elle me racontait
    Qu’elle n’avait pas de peau
    En écrasant l’anse
    D’un sac de chez Herpès
    Et moi je suivais
    Monaco contre Lens

    Elle avait le cœur
    Sur la main
    Moi j’avais ma main
    Sur son cul
    En étudiant son Q.I.

    Elle avait le cœur
    Sur la main
    Moi j’avais ma main
    Sur son cou
    Je voulais en tirer un

    (pont musical)

    Mais un jour elle s’est tirée
    Un jour que c’était la nuit
    Avec un garde des sceaux
    Qui l’avait prise d’assaut
    Pendant que j’étais parti
    Tirer sa meilleure amie

    Elle avait le cœur
    Sur la main
    Moi j’avais ma main
    Sur son cul …
    Mais notre histoire est finie

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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    Un texte à la recherche d’une musique

     

    SOUVENIRS D’ENFRANCE


    Des musiques dans la tête
    Mes souvenirs d’enfrance
    Tout près du formica
    Tatoués sur mon cœur
    Qui bat qui bat qui bat
    J'y pense encore


    Mon corps était en fête
    Entre rock et romance
    Les chansons m’enchantaient
    De leurs petits bonheurs
    Collé collé collé
    Au transistor


    Johnny
    Joe Dassin
    Eddy Mitchell
    Christophe
    Barbara
    Jacques Dutronc


    Des airs sur ma planète
    Mes souvenirs d’enfrance
    Dans les feux de mes joies
    De ma vie en couleurs
    Qui va qui va qui va
    Sur mes amours
     


    Ma vie était en fête
    Entre ballade et danse
    Ils me faisaient rêver
    Vibrer avec ardeur
    J’allais j’allais j’allais
    Sans grand discours

     

    Gainsbourg
    Jane Birkin
    Alain Souchon
    Higelin
    Jacques Brel
    William Sheller


    (pont musical)

    Des mélodies parfaites
    Mes souvenirs d’enfrance
    Dans le chaud et le froid
    Des succès des erreurs
    Et moi et moi et moi
    Sur mes repères


    Ma vie était en fête
    Entre rock et romance
    Les tubes me frôlaient
    Pour apaiser mes peurs
    J’aimais j’aimais j’aimais
    Dans leurs lumières

     

    Renaud
    Balavoine
    Nino Ferrer
    Bashung
    Julien Clerc
    Françoise Hardy

    ... ... ... ... ... ... ...


    Bernard PICHARDIE

    texte déposé


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  • LE GRAPHITAGUEUR


    un texte à la recherche d’une musique 

     

    LE GRAPHITAGUEUR


    Je suis un graphitagueur

     

    Je crache mes tags

    Mes graffitis 
    Dans tous les lieux publics

    Je pose mes blagues

    Et mes soucis

    Mes envies érotiques

     

    Je suis un graphitagueur

     

    Je graphitague

    À toute vapeur

    Et sur mes mots

    J’ mets d’ la couleur

     

    Dans les waters

    Des beaux quartiers

    Et sur les murs

    De la cité

     

    Je graphitague

    Et j’improvise

    Sous les vitraux

    Dans les églises

     

    Sur les portières

    Des autobus

    Les sépultures

    Les prospectus

    Je graphitague

    Toutes mes aigreurs

    Dans le métro

    En profondeur

     

    Sur les barrières

    Et les affiches

    Sur les toitures

    Des maisons d’ riches

     

    Je suis un graphitagueur

     

    Je crache mes tags

    Mes graffitis
    Dans tous les lieux publics

    Je pose mes blagues

    Et mes soucis

    Mes envies érotiques

     

    Je suis un graphitagueur

     

    Je graphitague

    Toute la journée

    J’ fais des virgules

    Des pointillés

     

    Qui s’agglutinent 

    Et les injures

    Les plus cracras 

    Sur les tentures


    Je graphitague

    Mes idées noires

    En petites bulles

     Sur les trottoirs

     

    Sur les vitrines

    Les baies vitrées

    Des bars tabac

    Des boutiquiers

     

    Je graphitague

    Quelques sourires

    En majuscules

    Et je respire

     

    Dans les latrines

    L’émanation

    Qui m’apport’ra

    L’inspiration

     

    Je suis un graphitagueur

     

    Je crache mes tags

    Mes graffitis
    Dans tous les lieux publics

    Je pose mes blagues

    Et mes soucis

    Mes envies érotiques

      

    Je suis un graphitagueur


    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • un texte à la recherche d’une musique


    LE MIROIR AUX ALOUETTES

    Tout près du miroir
    Aux oiseaux
    J’ai cru entrevoir
    Tes mirettes
    Et puis oui

    Et puis non
    Tu as pris
    Tes chansons
    Pour une autre histoire …
    C’est tout bête

    Tout près du miroir
    Des appeaux
    J’ai cru deviner
    Ton appel
    Disant oui

    Disant non
    Tu as fuis
    Sans raison
    Tu t’es fais la belle …
    Alouette

    Tout près du miroir
    C’est idiot
    J’ai cru retenir
    Tes fossettes
    Je dis oui

    Je dis non
    Mais je crie
    Sous mon front
    À n’en plus finir
    Je regrette

    ( pont musical )

    Tout près du miroir
    Aux alouettes
    J’ai perdu la tête

    Tout près du miroir
    Aux alouettes
    J’ai perdu la tête
    J’ai perdu la tête …
    La tête

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


    le miroir aux alouettes, c’est comme un mirage …

    le miroir aux oiseaux
    c’est à Martigues
    http://www.web-provence.com/villes/martigues-13.htm


    il y a une spécialité provençale
    « Les alouettes sans tête »


     

     


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  • un texte à la recherche d’une musique



    abs Y nthe


    Mon absinthe
    Mon absente
    Je suis maudit
    Sur mes plaintes
    Je me plante
    Le long d’un cri

    Le long d’un cri

    J’ai trop bu
    Ici-bas
    Tout au bord
    De ce bar

    Toi ma liqueur au goût d’offrande
    Et la chaleur qui me dérange
    Quand j’ai le temps de faire la fête
    Ta flamme s’étend sur ma planète
    Tous mes désirs vers toi se tendent
    Et je chavire avec les anges

    Je suis nu
    Je me noie
    Je perds le nord
    Moi l’anar

    Mon absinthe
    Mon absente
    Je suis soumis
    Je m’éreinte
    Dans l’attente
    D’une autre vie

    D’une autre vie

    ( pont musical )

    Mon absinthe
    Mon absente
    Mais je m’enfuis
    Ma contrainte
    Violente
    Dans mon abri

    Dans mon abri

    J’ai vécu
    En fracas
    Mon décor
    Mes écarts

    Mon élixir de jouissance
    Et le sourire de mes nuits blanches
    Quand j’ai du vent dedans ma tête
    Ton or me prend dans ses paillettes
    Mon pauvre cœur en transhumance
    Je bois ma peur et puis je flanche

    Dans l’affût
    Sans la foi
    Dans l’effort
    Le cafard

    Mon absinthe
    Mon absente
    Je suis maudit
    Sur mes plaintes
    Je me plante
    Dans ma folie

    Dans ma folie

    Dans ma folie
    Dans ma folie

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé

    fin août 2001, tout à coup je me mets à écrire en pensant à quelqu’un 
    je l’imaginais interprétant ce texte
    quelques jours après, j’apprenais sa mort

    à la scène ouverte de la « rentrée » que j’organisais
    j’ai lu ce texte avec ces quelques mots d’introduction :

    " il a posé son chapeau à côté de ses godasses
    mais pas ses pieds
    ses pieds sont restés dans le lit

    il a envoyé ses rides contre le mur
    de la chambre bien trop blanche
    il a mis les mains dans ses poches 
    sous ses yeux fatigués

    puis
    il s’est cassé en mille éclats

    il est maintenant tout là-haut
    tout là-haut avec les autres

    adieu
    adieu Philippe Léotard "


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  • un texte à la recherche d’une musique


    BAMBOUS SOLITAIRES


    Loin de ma rive

    Lumière trop grise

    Où sont passés mes frères

    Bambous solitaires

    Je sens la faille

    Près de leurs corps sans caresse

     

    Et dans ce parc

    Larmes d’asphalte

    Devant leur haleine fétide

    Quand je devine

    L’asphodèle de mes sentiments

    Je me dis que je mens

    Face à tous ces tourments

     

    Loin de mon rêve

    Lueurs trop brèves

    Déchirant l’aurore

    Dans la souffrance de leur cri

    Je m’en éloigne sans bruit

     

    Loin de mon domaine

    Voici des lèvres

    Qui se soulèvent

    Crachant la peur

    Les erreurs

    De ces parterres

    De fleurs de givre

    Qui ont souffert

     

    (pont musical)

     

    Et je m’envole

    Sans gouvernail

    À ton secours

    Près de tes failles

     

    Et de tes hardes

    Couverts de brume

    Dont tu te fardes

    Dans le jour qui s’allume

     

    Plus rien ne m’arrête

    Ni joie ni peine

    Le pouvoir de mes semailles

    Mes ecchymoses

    Sans lendemain

    Te sauvent de la mitraille

     

    Loin de ma rive

    Lumière trop grise

    Où sont passés mes frères

    Bambous solitaires

    Je sens la faille

    Près de leurs corps sans caresse


    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • CŒUR ORIGAMI


    un texte à la recherche d'un compositeur


    CŒUR ORIGAMI

    Cœur origami
    Habillé de soie
    Tu te déplies
    Devant moi

    Tout contre ma joue
    Tu murmures des mots
    Tout chauds tout doux
    Au repos

    Je lis cette lettre
    Ornée de ta plume
    Qui s’enchevêtre
    Sur ma brume

    Rayon de soleil
    Vibrant de tendresse
    Tu me réveilles
    Me caresses

    Cœur origami
    En habit de toi
    Tu me séduis
    De ta soie

    Depuis ta venue
    Au creux du satin
    Tu me salues
    Dans ma main

    Tu es belle et douce
    Comme une orchidée
    Tu me détrousses
    Tu me plais

    (pont musical)

    Cœur origami
    Il neige sur ma vie
    Des beaux flocons de joie
    Te voici sous mon toit
    Ton retour me ravit

    Cœur origami
    Habillé de soie
    Tu te déplies
    Devant moi

    Cœur origami
    En habit de toi
    Tu me séduis
    De ta soie

    Cœur origami
    Cœur origami
    Cœur origami
    Cœur origami … 

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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    un texte à la recherche d’une musique

    LE GROS MATOU TOUT DOUX

    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux
    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux

    Je suis un gros matou
    Un manitou
    Tout doux tout doux
    Un peu voyou
    Comme un p’tit loup
    Mais pas méchant
    Pour les enfants
    Quand je me frotte
    Contre leurs bottes

    Je fais miaou miaou
    J’ai rendez-vous
    Près de leur cou
    Et de leurs joues
    Sur leurs genoux
    C’est merveilleux
    Je suis heureux
    Quand je les frôle
    Ils trouvent ça drôle

    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux
    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux

    (pont musical)

    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux
    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux

    J’ai aussi des bisous
    Des petitous
    Et de leurs nounous
    Je vous l’avoue
    Ça me rend fou
    J’ai de la joie
    Au creux de leurs bras
    Et je ronronne
    Comme personne

    Je suis un gros matou
    Un manitou
    Tout doux tout doux
    Un peu voyou
    Comme un p’tit loup
    Mais pas méchant
    Pour les enfants
    Je les adore
    Toujours plus fort

    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux
    Je suis un gros matou
    Un gros matou tout doux

    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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  • un texte à la recherche d’une musique


    ENTRE DEUX RAMES

    Jeudi cinq heures
    Tu graves tes larmes
    Au bord de ton cœur
    Entre deux rames

    Le métro s’est arrêté
    Tout près de tes yeux noyés
    C’est bien ta veine
    La rame est pleine

    Les voyageurs
    Voguent dans le vague
    Ils sont loin ailleurs
    Sans voir les tags

    Une guitare désaccordée
    Se fait douceur pour attendre
    Quelques monnaies
    D’une voix tendre

    En toi tu pleures
    Tu vis son absence
    Et tu cries vengeance
    À l’intérieur

    Le métro t’a isolé
    En dehors de ton passé
    Tu perds la faille
    Des funérailles

    Les voyageurs
    Sur toi se pressent
    Dans cette chaleur
    Qui te caresse

    La guitare a terminé
    Ses accords en filigranes
    Qui ont bercé
    Ta vie en panne

    (pont musical)


    Cinq heures passées
    Tu laisses tes larmes
    Au bord de ton cœur
    Entre deux rames

    Cinq heures passé
    Tu laisses tes larmes
    N’oublie pas ton cœur
    Entre deux rames

    Bernard Pichardie
    texte déposé


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  • VOYAGES À HUIS CLOS

    ce texte est pris par un compositeur

    VOYAGES À HUIS CLOS

    Sous la couette
    Je voyage

    Je déroule

    Ma planète

     

    Sans valise
    Vers le large
    Et la houle

    Je dérive

     

    Bien au chaud

    Dans les draps

    J’ai le cœur

    Au repos

     

    Quand dehors

    Il fait froid

    Voici l’heure

    Où je dors

     

    Je te devine

    Dans la cuisine
    Je t’imagine

    Toi ma coquine

    De mon cocon
    Je vais d’un bond

    Dans le salon

    De la maison

     

    Tu m’emmènes vers des lointains

    Qui me sont proches

    Je cherche et trouve ta main

    Je m’y accroche

     

    Sous la couette

    Je m’évade

    Je pétille

    Dans ma tête

     

    Je me pause

    Sur la rade

    De cette île

    Qui me sauve

     

    Le satin

    De nos draps

    Parfumés

    Est câlin

     

    Le brouillard

    Le frimas

    Éloignés

    Du plumard

     

    Tu me réveilles

    D’un doux appel
    Tu m’ensoleilles

    Ma toute belle

    L’amour est loi 
    Sous notre toit

    Place aux émois

    À nos ébats

     

    Tu m’emmènes vers des lointains

    Qui me sont proches

    Je cherche et trouve ta main

    Je m’y accroche


    (pont musical)

     

    Tu m’emmènes vers des lointains

    Qui me sont proches

    Je cherche et trouve ta main

     Je m’y accroche


    Bernard PICHARDIE
    texte déposé


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